Coquilles : mission réussie à QuiberonMercredi et jeudi, le comité local des pêches a piloté une opération de réensemencement dans la baie de Quiberon.L’opération initialement prévue en mai a été repoussée jusqu’à ce mercredi et jeudi, « à cause de la météo », détaille Jean Piel, du comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan. « Il ne faisait pas assez chaud pour les naissains. Mais là, niveau météo, c’était parfait. » Mer calme, températures plus clémentes, les bébés coquilles Saint-Jacques âgés d’un an, bichonnés jusque-là dans l’écloserie de Tinduff dans le Finistère, ont fait le grand plongeon. 800 000 au total ont été savamment déversées du haut du pont du chalutier la Rose des vents.« Les pêcheurs sont nos partenaires sur cette opération, insiste Jean Piel. Ils sont acteurs de la gestion du stock. » Durant deux jours, Gilles Hazevis, patron-pêcheur à Quiberon, est rentré de mer plus léger qu’il n’était parti. Après une heure et demie de navigation, le bateau a calmement mouillé là où les pêcheurs ont l’habitude de trouver la coquille. Dans la baie de Quiberon et dans les coureaux de Belle-Ile, la jeunesse va pousser. Encore deux ans et les pêcheurs reviendront en « cueillir ».« Cette action est importante pour aider au renouvellement du stock, insiste Jean Piel. Durant trois ans, la pêche à la coquille a été fermée sur ces zones à cause d’une bactérie. Cet hiver, 260 tonnes ont été pêchées. Ce qui veut dire que le stock va bien, mais il a besoin d’un coup de main pour apprendre à se renouveler. »L’opération de réensemencement n’est pas une première. Avant la fermeture de la pêcherie, elle était déjà en place. « Nous ne connaissons pas le taux de mortalité. Mais à partir de ce que nous connaissons ailleurs, notamment dans la rade Brest, on sait qu’environ 50 % vont survivre. » La moitié sera pêchée par l’homme. « On estime qu’entre 30 et 40 tonnes seront commercialisées. »Le principal prédateur est l’étoile de mer. Quarante jours de chasse à l’étoile de mer se terminent dans la baie de Quiberon. Elle reprendra l’hiver prochain. « Le réensemencement, on sait que ça marche. »
